Mis à jour le 26/10/2026·Loi n° 2024-1039 & Barèmes fiscaux 2026 / DPE 2027

Location de sa résidence principale : quota 90 ou 120 nuits

En vertu du Code du tourisme (article L. 324-1-1), toute commune peut abaisser par délibération motivée de 120 à 90 jours par année civile le plafond maximal de location d'une résidence principale en meublé de tourisme. Le dépassement de ce quota expose le bailleur à une amende civile pouvant atteindre 15 000 €.

Simulation de référence calculée par le moteur

Exemple chiffré : Exemple chiffré : résidence principale louée 88 nuits dans une commune au plafond de 90 jours

Voici la simulation automatique pour un propriétaire louant sa résidence principale 88 nuits par an dans une commune ayant voté le plafond de 90 jours (art. L. 324-1-1 du Code du tourisme), pour 14 200 € de recettes brutes annuelles.

Résidence principale · Commune à 90 jours · 88 nuitées cumulées (98 % du quota)
Paramètre ou résultatValeur retenue / calculéeRègle fiscale ou réglementaire appliquée
Nature du bien louéRésidence principale (location occasionnelle) (Non classé)Qualification article L. 324-1-1 du Code du tourisme
Montant saisi (recette brute encaissée)14 200 €Montant brut avant déduction des commissions
Recette brute fiscale reconstituée (case 5ND)14 200 €Inclut 0 € de frais de plateforme non déductibles en micro-BIC (art. 50-0 CGI)
Option 1 — Micro-BIC non classé (abattement 30 %)4 831 € d'impôt (2 982 € IR + 1 849 € PS)Base imposable : 9 940 € · Seuil : 15 000 €
Option 2 — Micro-BIC classé Atout France (abattement 50 %)3 451 € d'impôt (2 130 € IR + 1 321 € PS)Base imposable : 7 100 € · Seuil : 83 600 €
Option 3 — Régime réel simplifié (charges 2 500 € + amort. 0 €)5 686 € d'impôt (3 510 € IR + 2 176 € PS)Base nette : 11 700 € (frais plateforme de 0 € déduits au réel)
Diagnostic énergétique DPE (200 kWh/m²/an · 45 m²)2026 (coeff. 1,9) : Classe C (165 kWh) → 2027 (coeff. 1,7) : Classe C (148 kWh)Arrêté coeff. 1,7 applicable au 01/01/2027 (logement 100 % électrique)
Seuil social SSI (23 000 €) & Quota municipal (90 nuits)Sous le seuil de 23 000 € (prélèvements sociaux) · 88/90 nuitsArt. L. 611-1 CSS & art. L. 324-1-1 Code du tourisme

Pourquoi le plafond de location de la résidence principale passe-t-il de 120 à 90 jours dans de nombreuses villes ?

La résidence principale est définie par la loi comme le logement occupé au moins huit mois par an par son propriétaire ou son locataire (sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure).

L'article L. 324-1-1 du Code du tourisme donne aux communes la faculté d'abaisser le plafond maximal de location touristique d'une résidence principale entière de 120 à 90 jours par année civile sur délibération motivée du conseil municipal. Dès que vous atteignez ce plafond en additionnant les nuitées réservées sur toutes vos plateformes (Airbnb, Booking, Abritel), les annonces doivent être bloquées jusqu'au 31 décembre.

Contrôle des nuitées, système de données API Meublés (Décret n° 2026-197) et amende civile

Le Décret n° 2026-197 du 19 mars 2026 crée le système de données « API meublés » destiné à centraliser les flux de données déclaratives entre plateformes et collectivités publiques.

Cumuler des séjours sur plusieurs plateformes dans une commune limitée à 90 jours constitue une infraction détectable par croisement du numéro d'enregistrement. En cas de dépassement du quota légal de 90 ou 120 nuits (article L. 324-1-1 du Code du tourisme), le propriétaire s'expose à une amende civile pouvant s'élever jusqu'à 15 000 €. Notre simulateur déclenche une alerte préventive dès 85 % du quota annuel afin de vous laisser le temps d'ajuster votre calendrier.

L'exception de la chambre chez l'habitant et les règles en copropriété

Il existe une exception majeure au plafond de 90 ou 120 jours : la location d'une chambre chez l'habitant (c'est-à-dire la location d'une partie seulement de votre résidence principale, lorsque vous êtes présent dans le logement) n'est pas soumise à la limite annuelle de 90 ou 120 nuits. Vous pouvez tester ce cas directement en sélectionnant « Chambre chez l'habitant » dans le premier champ du simulateur.

Enfin, la déclaration d'un meublé de tourisme en mairie oblige à informer le syndic de copropriété (art. 9-2 de la loi du 10 juillet 1965). Quant à l'interdiction des meublés de tourisme par l'assemblée générale des copropriétaires à la majorité des deux tiers (article 26 de la loi Le Meur, validé par la Décision n° 2025-1186 QPC du 19 mars 2026), elle ne s'applique que lorsque le règlement de copropriété comporte déjà une clause d'habitation bourgeoise et ne concerne pas la résidence principale.

Ce qui a changé sur les quotas de nuitées et la copropriété

  • 19 novembre 2024

    La loi n° 2024-1039 autorise les communes à abaisser le plafond de location des résidences principales de 120 à 90 jours par an (Code du tourisme, art. L. 324-1-1) et crée l'obligation d'informer le syndic (art. 9-2).

    Référence : Légifrance — Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024

  • 19 mars 2026

    Publication du Décret n° 2026-197 du 19 mars 2026 créant le système de données « API meublés » et de la Décision n° 2025-1186 QPC du Conseil constitutionnel (vote des 2/3 en copropriété conditionné à la clause d'habitation bourgeoise).

    Référence : Légifrance — Décret n° 2026-197 du 19 mars 2026

Questions fréquentes sur le quota de 90 ou 120 nuits

Le plafond de 90 ou 120 nuits s'applique-t-il par plateforme ou pour le logement ?

Le plafond de 90 ou 120 nuits par année civile (art. L. 324-1-1 du Code du tourisme) s'applique au logement dans sa globalité, toutes plateformes de réservation confondues (Airbnb, Booking, Abritel et réservations en direct).

La location d'une chambre chez l'habitant est-elle limitée à 90 jours ?

Non. La location d'une chambre au sein de votre résidence principale (chambre chez l'habitant) n'est pas soumise au plafond annuel de 90 ou 120 jours qui ne vise que la location de la résidence principale dans son intégralité.

La copropriété peut-elle m'interdire de louer ma résidence principale 90 jours par an ?

Non. La faculté ouverte par la loi Le Meur de modifier le règlement de copropriété à la majorité des deux tiers pour interdire les meublés de tourisme — validée par la Décision n° 2025-1186 QPC du 19 mars 2026 — s'applique uniquement si le règlement contient une clause d'habitation bourgeoise et exclut expressément la location occasionnelle de la résidence principale.

Où trouver le modèle de courrier pour informer mon syndic (article 9-2) ?

Notre page dédiée aux conciergeries et bailleurs (/conciergeries) intègre un générateur gratuit de courrier d'information au syndic (art. 9-2 de la loi du 10 juillet 1965), prêt à copier ou imprimer.